samedi 26 juillet 2014

Opération "Drapeau Noir" sur la Place Saint-Germain...

Les commerçants et les riverains protestent silencieusement...

Contre la mort lente et sûre de la vie sur la Place


Depuis quelques jours fleurissent des drapeaux noir sur les devantures des boutiques, cafés et restaurants de la Place...

Quelques habitants ont suivi le mouvement de protestation en accrochant les mêmes bannières funèbres.

C'est le genre de chose que l'on fait par dépit et surtout parce qu'il est toujours difficile de ne rien faire contre des forces - des enjeux - qui nous dépassent.

Puisque la Place est condamnée à subir encore 5 ans de travaux, parce que les commerçants, déjà impactés par la crise, se retrouvent maintenant pour la plupart acculés à la faillite - au bout de seulement quelques mois de travaux...

Et que la saison touristique ne suffit pas à relever la barre...

Bref, l'opération "drapeau noir" permettra au moins d'alerter les passants et leur donnera peut-être l'idée de nous aider, d'une manière ou d'une autre, à passer ce cap difficile...






Affaire à suivre...


Articles connexes :
"Ce qu'enregistrent les micros sur Place", des nuisances insupportables...
Les abords du chantier du métro de la Place Saint-Germain
Une nouvelle signalétique pour les piétons autour de la Place Saint-Germain
C'est la crise dans le quartier (01) : la rue du Vau Saint-Germain...
C'est la crise dans le quartier (02) : autour de la place Saint-Germain...
"Dans le centre-ville de Rennes, des boutiques à la peine" - Ouest-France - 12/05/2015

Plus d'infos :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germain_métro_rennais
Le site de Rennes Métropole

jeudi 24 juillet 2014

Les bombardements de 1944 sur la Place Saint-Germain...

Les bombardements de 1944 frappent la Place Saint-Germain...

Une catastrophe qui reste marquée dans les esprits et qui a eu pour conséquence de modifier profondément le visage de la place...


On ne peut plus imaginer aujourd'hui ce qu'est la guerre, la vraie guerre, dans nos villes et nos quartiers. De l'angoisse, de la peur, avant, pendant et après les bombardements massifs qu'ont décidé de mener les alliées pour en finir définitivement avec l'occupation allemande et surtout en cette année 1944 pour Rennes. La ville ne fut pas la seule à souffrir dans sa chair.

Rennes est bombardée à trois reprise en juin 1944 pendant la bataille de Normandie. Le 8 juin, les bombardiers Martin B-26 Marauder américains reçoivent l'ordre de bombarder la gare centrale de triage utilisée par la 17e Panzerdivision qui remontait vers le nord de la France pour affronter la tête de pont alliée en Normandie. Le 9 juin, la Royal Air Force bombarde des cibles stratégiques allemandes. Trois jours plus tard, les Boeing B-17 Flying Fortress de l'US Air Force mènent à nouveau plusieurs raids contre la ville, dont quelques uns seront interceptés par les Messerschmitt Bf 109 de la Luftwaffe et d'autres abattus par les canons Flak de la défense antiaérienne allemande...
Le bilan final pour Rennes fera état de 655 victimes en incluant les premiers bombardement qui ont débutés dès février 1943...

Pour la Place Saint-Germain, il est important de revenir sur les deux épisodes les plus dramatiques de cette période dont celui du 8 mai 1943, particulièrement exploités par la propagande, et ceux, plus dévastateurs, du 8 et 9 juin 1944.

Et d'abord en relisant la presse, de propagande, mais aussi les avis administratifs plus officiels à destination de la population...



Article extrait de l'Ouest-Éclair du 10-11 juin 1944 - Edition régionale

UN RAID TERRORISTE DE L'AVIATION ANGLO-AMÉRICAINE SUR LA POPULATION CIVILE DE RENNES

Article extrait de l'Ouest-Éclair du 10 juin 1944 - Edition régionale - Les bombardement anglo-américains sur Rennes
Une centaine de victimes ont été retirées des décombres.
Des quartiers entiers sont anéantis par les engins explosifs et les bombes incendiaires


RENNES, 9. - Une fois de plus, la capitale bretonne qui, déjà à de nombreuses reprises, avait servi de cible aux aviateurs anglo-américains, vient d'être, dans la nuit de jeudi à vendredi, l'objet d'un raid terroriste. En deux fois, les 8 mars et 29mai 1943, les pilotes de la R.A.F. et les U.S.A. avaient définitivement "libéré " près d'un millier de personnes. C'est-à-dire que près de mille fosses avaient dû être ouvertes dans les cimetières de la ville pour y ensevelir les femmes, les enfants et les vieillards, les familles entières qu'avaient massacrés les aviateurs de M. Churchill.

Tout récemment encore, il n y'a que quelques semaines, la petite commune de Bruz, toute proche de Rennes, avait été complètement détruite et plus de la moitié de sa population devait être portée au nombre des victimes. Dans les hôpitaux de Rennes, on soigne encore de nombreux blessés de cette dernière tuerie, et fréquemment l'on conduit au cimetière quelques-uns de ceux qui n'ont pu survivre leurs atroces blessures.

Tous ces drames étaient dans la mémoire de tous lorsque, dans la nuit de jeudi à vendredi, les aviateurs anglo-américains, estimant sans doute qu'ils ne s'étaient pas encore suffisamment fait connaître revinrent survoler la capitale de la Bretagne et, pendant plus d'une demi-heure, laissèrent tomber sur le plein centre de la ville, sur des maisons où dormaient paisiblement de s familles entières, une véritable pluie de bombes.

Ce fut exactement un carnage. Sans souci des objectifs à atteindre, les lourds bombardiers, que voulaient pourtant guider des fusées éclairantes, déversèrent sur la malheureuse cité un chargement copieux et meurtrier.

Combien d'autres, chassés de leurs foyers détruits, se retrouvaient sur la pavé de la rue, grelottant de froid dans les sommaires vêtements de nuit avec lesquels ils avaient fui ! Que de scènes pitoyables et déchirantes que la plume se refuse à décrire !…

Lorsque le jour se leva, on put mieux encore se rendre compte du désastre. Car les familles se regroupaient et c'est alors que put être enregistré le nombre des victimes. En même temps, les sauveteurs s'attaquaient au déblaiement et déjà ils retiraient des décombres ou des maisons en feu les corps atrocement mutilés qu'ils arrachaient ainsi à l'incinération. Ils eurent également la satisfaction de sauver quelques vivants murés dans de solides abris sur lesquels s'étaient écrasés soufflées par les torpilles, des habitations importantes.

A midi, le nombre des victimes retirées des décombres, tuées ou blessées, dépassait la centaine. Mais encore une fois, il est malheureusement à craindre que ce chiffre ne soit largement dépassé, car, gênés par l'explosion des bombes à retardement, les sauveteurs ne peuvent que poursuivre lentement et avec précautions les travaux de déblaiement. Et de nouvelles victimes gisent encore sous l'amoncellement des décombres.

Dans la nuit, aussitôt après le bombardement, M.Robert Martin, préfet régional s'est rendu sur les différents lieux de la catastrophe pour diriger l'organisation des premiers secours et apporter aux familles des victimes les condoléances du Gouvernement.

Mgr Roques, archevêque de Rennes, qu'accompagnait M. le vicaire général Groult parcouru également les différents quartiers sinistrés.

Sur le Wiki-Rennes




Article extrait de l'Ouest-Éclair du 10 juin 1944 - Edition locale

LE RAID TERRORISTE SUR RENNES DE L'AVIATION ANGLO-AMÉRICAINE

Article extrait de l'Ouest-Éclair du 10 juin 1944 - Edition locale - Les bombardement anglo-américains sur RennesDurant toute la journée, les sauveteurs, bravant le danger des bombes à retardement, ont lutté contre le feu et poursuivi les travaux de déblaiement.

Nous disons pas ailleurs ce que ce raid inexplicable qui se traduisit par l'anéantissement de plusieurs quartiers de la ville et qui fit de nombreuses victimes. L'heure n'est pas venue de donner le chiffre exact des morts et des blessés, car il reste pour pouvoir en établir, un bilan exact à déblayer les amas de ruines qui s'amoncellent parfois tout au long des rues les plus longues de la ville. Et la tâche des sauveteurs n'est guère facile. Plusieurs d'entre eux, déjà, sont tombés victime de leur dévouement, frappés par les bombes à retardement qui, tout au long de la journée d'hier ont éclaté en de nombreux endroits.

Et quels ont été les objectifs touchés ? Ici tout un vieux quartier groupé autour de l'église Saint-Germain, l'une des plus belle de Rennes, qui a elle-même beaucoup souffert... là, une crèche municipale, plus loin l'immeuble d'un magasin de nouveautés, partout des foyers paisibles, et dont il ne reste plus rien.

Le Centre d'Accueil lui-même, où, lors des derniers raids terroristes l'on avait rassemblé par centaines les cadavres des malheureuses victimes, a été, cette fois, touché en plein but et ses baraquements complètement incendiés. Et c'est dans la chapelle désaffectée des bâtiments du Cercle Paul-Bert que sont maintenant réunies les dernières victimes des aviateurs américains. Combien hélas seront-ils demain ?

C'est toujours dans le moment des grandes catastrophes que l'esprit de solidarité des Français se retrouve au maximum. Une fois de plus, nous avons été à même d'en juger hier... et c'est dans la rude épreuve de la cité une apaisante consolation. Les dernières bombes étaient à peine tombées que déjà les sauveteurs se précipitaient pour essayer de sauver tous ceux qui pouvaient encore être sauvés. Pompiers de Rennes et pompiers de toutes les communes environnantes, membres de la Défense Passive, membres des Equipes Nationales, assistantes du Devoir National, infirmières et conductrices de la Croix-Rouge, anciens prisonniers, miliciens, policiers, gendarmes et combien d'autres auxquels M. le Préfet régional Martin, avant de partir pour Fougères où il doit présider samedi la cérémonie des obsèques des victimes d'un précédent raid, est venu apporter le réconfort de sa présence et les instructions d'un chef éclairé et dévoué.

Le Secours National et le C.O.S.I. étaient également sur place et dans le différent quartier ravagés par l'incendie, venaient en aide aux sinistrés et s'occupaient de soutenir les efforts des sauveteurs par la distribution de bouillons chauds et de biscuits.

Maintenant un nouvel exode commence. Effrayée — et comment ne le serait-elle pas — la population fuit Rennes par toutes les routes. Combien de femmes, d'enfants, de vieillards, se traîneront ce soir pas les chemins à la recherche d'un gîte pour la nuit... et pour repartir demain.

Les populations paysannes qui vont les voir arriver sauront, nous voulons le croire, accueillir généreusement ces malheureux.

A moins qu'ils ne rencontrent encore quelque pilote anglo-américain qui, n'ayant pas réussi à les tuer chez eux, ne vienne les mitrailler et les tuer dans leur fuite.

© Service des archives de Ouest-France

Bon, là, c'est de la propagande, bien évidement...


Article extrait de l'Ouest-Éclair du 11 juin 1944

AVIS AUX SINISTRÉS

Le Commissariat à la Reconstruction communique :

Les propriétaires d'immeubles sinistrés, détruits ou simplement endommagés sont priés de se faire connaître d'urgence, le plus tôt possible, après chaque sinistre au Commissariat à la Reconstruction.

Ceux habitant Rennes peuvent souscrire directement leur déclaration au bureau du Service régional, 24, rue des Fossés, à Rennes. Ceux qui habitent d'autres localités du département pourront soir écrire au Service régional, soit remettre leur déclaration à la mairie de leur résidence qui la transmettra au Service régional.

Les occupants d'immeubles sinistrés qui auront subi des dégâts dans leur mobilier se feront également connaître au Commissariat à la Reconstruction, soir directement, soir par l'intermédiaire de la mairie de la commune où ils ont été sinistrés et, en cas de repli, où ils se trouvent réfugiés.

---------»«---------

Œuvre de la Chanson Française
— Devant les évènements actuels, la Direction de la Filiale suspend les cours de la chanson, à partir de demain dimanche.

© Service des archives de Ouest-France




Suite à ces bombardements qui frappe les gens et les esprits, la propagande se déchaîne :
Le quotidien Le Matin « les Anglo-américains [qui] s'acharnent sur la France » et annonce des obsèques nationales pour les « 250 morts ». L'édition du 12 mars 1943 est pour sa part beaucoup plus explicite, titrant « Toute la Bretagne s'incline à Rennes devant les victimes des assassins américains ». Le propos est relayé par une citation de Pierre Cathala, natif de Montfort-sur-Meu et alors Ministre de l'économie et des finances : « Ce sont des victimes de la plus lâche agression dont nous déplorons la perte. Notre devoir est de nous unir derrière le Maréchal ».
On voit donc comment les bombardements alliés sont un moyen de ressouder l'opinion contre les Britanniques et les Américains mais également derrière la figure de Philippe Pétain.
Erwan LE GALL



Finalement, l'histoire retiendra que ces bombardement massifs mais mal contrôlés, ici et ailleurs, ne servirent pas vraiment à grand chose... En tout cas, les bombes ne touchèrent que rarement leur buts...


La libération de Rennes




Tout cela est bien loin maintenant...

Il n'en reste pas moins quelques souvenirs...



Le 4 août, Rennes célèbre les 70 ans de sa libération

Trois questions à... Nathalie Appéré, maire de Rennes
"... Je suis très attachée à cette commémoration. C'est la marque de notre reconnaissance envers les soldats américains et les résistants qui ont combattu pour la libération de notre ville... Nous nous souvenons aussi de tous les Rennais victimes de la barbarie nazie, et de ceux qui ont perdu la vie dans les bombardements. Il faut transmettre cette mémoire, et tout particulièrement aux jeunes générations, pour éveiller les consciences et éclairer l'avenir.
...Rassembler les Rennaises et les Rennais de tous les quartiers et de toutes les générations autour de notre histoire, voilà ce que je souhaite. La mémoire, quand elle est partagée, nous permet de mieux vivre ensemble. Pour cela, elle doit être accessible à tous... Nous souhaitons être des passeurs d'histoire, pour mieux construire ensemble notre avenir".
Recueilli par Vincent JARNIGON
Article en page "Rennes" du 24 juillet 2014

Ouest-France



Merci à la SEMTCAR, Rennes Métropole, Ouest-France et le Wiki-Rennes pour avoir collecté et synthétisé toutes ces informations que vous pouvez retrouver en grande partie sur les panneaux d'informations placés sur les palissades du chantier de la Place Saint-Germain.


Articles connexes :
Les bombardements du 8 et 9 juin 1944 sur Rennes
Histoire de Rennes - Les bombardements de 1944
La libération de Rennes sur le site Liberty Ship
Vichy et le bombardement de Rennes par Erwan LE GALL

Plus d'infos :
Les bombardements de 1944 sur la place Saint-Germain
La place Saint-Germain martyrisée par les bombardements de 1944
Une bombe place Saint-Germain ! (Avril 2013)
Une autre bombe place Saint-Germain ! (Octobre 2014)
Les fouilles approfondies l'I.N.R.A.P. de 2014
Les fouilles approfondies l'I.N.R.A.P. de 2015
"Les trésors de la place Saint-Germain" (Article Ouest-France - 29 Janvier 2015)


vendredi 11 juillet 2014

Second incident majeur sur le chantier du métro Place Saint-Germain

Plus de peur que de mal !


Mais nous sommes passés pas très loin de la catastrophe...


Revenant du boulot vers les 13 h, je regarde par ma fenêtre... Et, que vois-je ?!

Une fontaine de boue et de graviers qui fuite de l'un des silos...

C'est normal ?




A vouloir rattraper le retard... on prend des risques et on ne vérifie pas le matériel !

Sous la pression non contrôlée, le bouchon a sauté ! 13h11 - 11 Juillet 2014 - Photo Erwan Corre
Il faudra plus de 3 minutes pour stopper l'hémorragie - 11 Juillet 2014 - Photo Erwan Corre



J'ai tout mis en "ligne", et j'ai signalé le problème à la SEMTCAR, qui gère le chantier.

Bon, la SEMTCAR a répondu "rapidos" (tu m'étonnes !).

3 heures après, en fait... Un bon timing, comme quoi, il y a du monde à la com' !

Mail de la SEMTCAR du 11 juillet 2014, à 17h32...

Extrait :

Bonjour,
...

Enfin concernant ce que vous avez appelé un « incident de chantier », voici, en termes polis, ce qui s'est passé : suite à une erreur de manipulation, de la bétonite a débordé d'un silo et coulé dans l'emprise. Il s'agissait donc d'un évènement interne au chantier, sans conséquence pour l'environnement extérieur.

Cordialement


Thierry Courau
Directeur de la Communication



Merci beaucoup pour ces précisions...

Bref, comme je le disais auparavant : tout cela est sans conséquence.

Mais, quand même, tout cela n'est pas très rassurant !

Et, effectivement, rebelote ce mercredi 23 juillet... Le même silo a fuité...

Mais là, je n'ai pas la photo...

Et que dire de ma pauvre voisine aspergée de bétonite samedi matin dernier : vêtement, visage, cabat... Après un geste un peu mal contrôlé lors du nettoyage des machines... Ainsi que la devanture du Bar le Saint-Germain, du Seven et du 7 Peccati, aspergés régulièrement par des projections de même acabit... Sans parler du store dégradé du Bar le Saint-Germain, là aussi au kärcher le lundi matin 21 juillet...

Bref, pour malgré les dénégations de la SEMTCAR concernant les travaux sur le chantier qui se cantonneraient à l'emprise du chantier, on peut dire que ça déborde un peu...

Fresque murale un peu saccagée par les débordements de bétonite du chantiers... 17 juillet 2014 - Photo Erwan Corre

Les projections de galette de bétonite sur la devanture du Bar le Saint-Germain- 6 juin 2014 - Photo Erwan Corre


Puis, ça continue... Lundi 4 août...


Là, ce sont 3 silos qui fuitent... Et bien ! Encore....

Nouvelle alerte, ça fuit à tout-va...

Les traces encore coulantes sur les silos...

Lui , il a eu chaud...

Tout cela commence à faire beaucoup !

Évidemment, j'envoie un mail à la SEMTAR... mais, on est en France, en plein mois d'août...


Mais en voici la teneur :

"Monsieur Courau,

il y a encore eu des soucis cet après-midi sur le chantier, la semaine dernière aussi d'ailleurs.
Je sais que l'équipe est charrette, mais c'est pas une raison pour faire n'importe quoi...
Ici, sur la Place, on commence à s'inquiéter sérieusement...
C'est prévu pour quand la fin de cette première phase du chantier ?

Merci de me répondre à ces sujets.

Cordialement"

J'attends toujours une réponse...


Articles connexes :
10 avril 2014 - Premier incident majeur sur le chantier du métro Place Saint-Germain !
04 mai 2014 - Troisième incident majeur sur le chantier du métro Place Saint-Germain !

Plus d'infos :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germain_métro_rennais
Le site de Rennes Métropole

mardi 8 juillet 2014

Nouvelle signalétique pour les piétons Place Saint-Germain

Des panneaux de signalisation font leur apparition pour les piétons...

Il était temps... Et encore, ça reste minimaliste...


C'est avec plaisir que je constate ce midi qu'enfin des panneaux de signalisation ont été posés sur les palissades de la Place, pour indiquer où l'on peut aller... C'est effectivement bienvenu, un peu tard peut-être, mais au moins, c'est fait.

Je regrette, cependant, d'une part ce retard, et ensuite sa mise en forme. On prend des graphismes basiques, on les plaque là, et on ne voit même pas que du jaune sur du vert, ça ne marche pas...

Pour ceux qui connaissent l'Allemagne - un modèle du genre en terme de travaux publics - on sait bien que l'on trouve des panneaux indicateur de couleur jaune. En France, on ne voit des panneaux de signalisation jaune qu'aux abords des zones de chantier... Oui, ici c'est une zone de chantier... Mais autour, c'est pas en chantier !

En voulant bien faire, on en fait trop... Bref, simplement, pour dire que même le choix d'une couleur de fond sur un panneau indicateur suffit soit à attirer les gens, soit à les faire repartir aussi sec qu'ils étaient venus... Pour beaucoup de gens, ces panneaux de couleur jaune sont tout simplement répulsifs.

On est en juillet, en plein été... Les touristes - et bien sûr les touristes étrangers - se perdent avec plaisir dans les ruelles du vieux Rennes, rue Saint-Georges, pas loin... Et arrivent là... Venant de la petite rue Derval - où circulent les voitures - on ne voit... aucun panneau. Venant de la rue Dreyfus et passant la passerelle pour piétons, rien non plus... Et les panneaux indicateurs une fois repérés ne les invitent pas vraiment à aller plus loin, à passer par là... Ils ne sont même pas bilingues. Pour moi, ils font plus penser à des panneaux "sortie de secours"...

Y'a un responsable de la communication ?

Aidé d'un graphiste, qui s'y connait en signalétique urbaine ?

Merci à vous...

Par exemple, ici, un panneau allemand, pour comparaison...




Et ceux, posés ce matin du 8 juillet 2014...













Alors, vous y allez ?

D'ailleurs, il me semble qu'il aurait été plus judicieux, comme je le suggérais précédemment d'indiquer des directions plus remarquables comme "Mairie", "Église Saint-Germain","Parlement de Bretagne", "Musée de Bretagne", "La Poste République", "Centre-ville"... Et même, pourquoi pas, y rajouter une petite photo qui serait plus parlante pour le piéton.

Et, pendant ce temps-là, toujours rien du côté du passage pour piétons au bout de la rue des Francs Bourgeois... Le passage maudit ?!

Pour indiquer le passage pour piétons, toujours rien ?... 08 Juillet 2014 - Photo Erwan Corre

Sont sourds ou quoi ?



Puis..






Courrier envoyé à la SEMTCAR le 10 juillet :

Bonjour Monsieur Courau,

je me permets de vous recontacter pour plusieurs choses.

Les riverains de la Place ont reçu hier une prospectus indiquant que le chantier sera ouvert ce lundi 14 juillet. Je trouve cette décision incompréhensible car ce jour est un jour de commémorations, de souvenir et de fraternité pour toute la nation.

Comment comprendre cette décision si ce n'est pour tenter de respecter des délais qui sont dès à présent largement dépassés (de deux mois déjà !). Il me semble alors que vous pourriez nous faire grâce, mais pour les ouvriers aussi, de cette journée.

Ensuite, il a été posé sur les palissades de la Place des panneaux indicateurs lundi dernier. Cette initiative est pourtant mal exécutée. Ces panneaux ont non seulement été mal pensés, mal placés et ce choix ne fait que traduire le fait que vous n'avez pas écouté nos demandes depuis maintenant plus de 6 mois que le chantier est lancé.

Venant de la petite rue Derval - où circulent les voitures - on ne voit... aucun panneau. Venant de la rue Dreyfus et passant la passerelle pour piétons, rien non plus... Et les panneaux indicateurs une fois repérés n'invitent pas vraiment le piéton à aller plus loin, à passer par là... Ils sont de couleur jaune - et donc répulsifs - et ils ne sont même pas bilingues. Pour moi, ils font plus penser à des panneaux "sortie de secours"... Il me semble qu'il aurait été plus judicieux, comme je le suggérais précédemment d'indiquer des directions plus remarquables comme "Mairie", "Église Saint-Germain","Parlement de Bretagne", "Musée de Bretagne", "La Poste République", "Centre-ville"... Et même, pourquoi pas, y rajouter une petite photo qui serait plus parlante pour le piéton.

Et il n'y toujours rien du côté du passage pour piétons au bout de la rue des Francs Bourgeois menant aux quais... Les voitures s'y garent toujours allègrement et la police municipale ne sévit guère. Je vous joins quelques photos.... D'ailleurs, le panneaux "interdiction de stationner" est mal placé et surtout il est même pas scellé... Il va rester là comme çà pendant 5  ans ? Et l'entrée de la rue des Francs Bourgeois venant du Boulevard Gambetta, elle va rester comme çà aussi pendant 5  ans ? Vraiment !

Au-delà des nuisances (vacarme, camions, pollution...) et de la difficulté pour circuler (à pied et en voiture) sur et autour de la Place, les riverains ne comprennent toujours pourquoi, malgré les millions d'euros investis pour la construction de la nouvelle station, les abords du chantier sont toujours aussi mal balisés, aussi moches et aussi dangereux. Et que leur aménagement ne se réalisent qu'au fur et à mesure que nous vous remontons les problèmes. Quand allez vous poser des potelets sur les trottoirs qui n'en sont pas encore dotés ? Et que comptez vous faire concrètement pour faire cesser la ronde des voitures qui viennent faire leur demi-tour au bout de la rue des Francs Bourgeois ? Il n'est pas besoin de vous rappeler les termes de l'arrêté municipal 2014-1851 et notamment les articles 8 et 9.
 
Ensuite encore, le chantier était encore en activité hier soir après 20 H. Il me semble que cela n'est pas normal et que surtout il y a des horaires à respecter - et à faire respecter. Pouvez-vous d'ailleurs m'envoyer copie de l'arrêté qui concerne ces horaires et surtout les textes précis qui permettent au chantier de tourner les midis, samedi et jours fériés.

Pour terminer, le Service santé  environnement de la ville de Rennes a inspecté récemment le chantier. Pouvez-vous là aussi nous faire connaître la teneur de leur mission surplace et de me transmettre ce rapport qu'il ont rédigé suite à cette inspection.

Monsieur Courau, j'insiste encore une fois sur le fait que tout cela génère des crispations chez les commerçants et les riverains de la Place et qu'il serait temps de prendre en main sérieusement les choses pour que nous soyons enfin entendus et respectés. "On en a pour 5 ans" !

Merci pour votre écoute et pour les réponses que vous apporterez à ce message.

Bonne journée

Cordialement
Et les photos en pièces-jointes...

        





Vendredi 11 Juillet...

Ils nous font finalement grâce du 14 juillet !

Réponse de la SEMTCAR - Vendredi 11 Juillet - 17:32
Bonjour,
Pour faire suite à l’information déposée mercredi dans votre boite aux lettres, l’entreprise chargée de la réalisation des parois moulées nous informe qu’elle ne travaillera finalement pas le lundi 14 juillet.
Cordialement.

Thierry COURAU
Directeur de la Communication



Qui était ce bon roi qui disait :

« Souvent femme varie, bien fol est qui s'y fie...»

Là, c'est un peu pareil ! En tout cas, ça va faire des heureux, chez les riverains et les ouvriers du chantier !



Début août, il ne s'est rien passé de plus...

A croire que toutes ces suggestions restent irréalisables, ou, même, que toutes ces brimades subies  restent quantités négligeables... Et que la Mairie s'en branle vraiment... La contestation reste contenue.



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Plus d'infos :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germain_métro_rennais
Le site de Rennes Métropole


samedi 5 juillet 2014

Les abords du chantier de la Place Saint-Germain

La SEMTCAR et la Mairie tentent de rendre agréables les abords du chantier

Les différentes tentatives restent diversement appréciées...


Au fil du temps, depuis janvier 2014, après avoir fait table rase de la Place Saint-Germain et après l'élévation des palissades délimitant l'emprise du chantier pour la futur station de métro, les différentes tentatives pour rendre la place praticable et d'y maintenir un semblant de vie et d'activités ("Vos commerces et services restent ouverts durant les travaux...") se révèlent encore aujourd'hui insuffisantes et ce malgré les demandes récurrentes des commerçants et des habitants... Pourtant, ce n'est pas faute de signaler les différents problèmes que nous rencontrons au quotidien, au-delà du vacarme permanent produit par les machines du chantier.


Le panneau derrière les silos de la Place Saint-Germain - Photo Erwan Corre

On s'étonnait ici-même, il y a déjà un petit moment, du peu de visibilité de l'objet même du chantier : la construction de la future station de métro Saint-Germain / Pasteur ("Un métro qui ne veut pas dire son nom") et, depuis, il n'est pas fait davantage mention de ce métro (si ce n'est un panneau d'informations posé en juin), malgré les lucarnes donnant sur le chantier et l'enlèvement d'une partie du bardage de la porte côté rue des Francs Bourgeois remplacée par un grillage permettant de mieux voir la zone en chantier... Les touristes qui arrivent avec l'été sont les premiers étonnés...

Les panneaux d'informations sur les travaux de la station de métro - Juillet 2014 - Photo Erwan Corre

Dans mon cas, les préparatifs du chantier avaient en fait commencé dès 2013 puisqu'il fut installé devant la fenêtre de mon salon... un lampadaire... sans en être informé auparavant et que je découvris le soir même en rentrant chez moi (soit, ça me fait faire des économies d'éclairage, mais quand même !).

Le lampadaire devant la fenêtre de mon salon - Photo Erwan Corre

Puis, les palissades entourant la zone de "l'îlot du Chat qui Pêche" plusieurs fois soufflée et battant au vents, dangereusement, lors des tempêtes qui balayèrent la Bretagne en décembre-janvier dernier...

Puis, ce fut la surprenant découverte de la caméra de surveillance, juste en face de mon salon : ("Mauvaise surprise ce matin sur la place"...) :

On pourrait croire à un poisson d'avril. Il s'agit en fait d'un théodolite de chantier, bien incapable de prendre des images chez les voisins !!!!


Mais non, ce n'était pas un poisson d'avril. Mais comme je répondais à Monsieur Courau, tout le monde n'est pas ingénieur, et ne peux faire de différence entre une camera et un théodolite... Soit.

Puis, ce fut de petits boîtiers rouge, tout aussi peu rassurants...

Mais, à chaque fois, au lieu d'annoncer ce qu'elle allait faire sur le périmètre de la place, et les installations diverses liées aux besoins de fonctionnement et de contrôle du chantier... la SEMTCAR ne dit rien, sinon de manière générale, et, c'est à chacun d'aller chercher l'info comme il peut...

Et il y a une direction de la communication ?

Oui, mais il faudra attendre l'été 2014 pour la voir commencer à communiquer enfin plus clairement de ce qui se passe sur la place Saint-Germain...



Mail de la SEMTCAR du 02 Mai :
Nous avons annoncé depuis quelques mois la mise en place de toute une série d'appareils de mesure à proximité des chantiers. Souvent installés sur des façades de bâtiments, ces outils permettent à l'entreprise de vérifier la bonne implantation des ouvrages (théodolites, cibles) mais aussi de contrôler l'évolution des tassements de terrain pour détecter tout risque d'anomalie, et enfin de mesurer l'impact du chantier en termes de bruit et de vibrations. Les boîtiers rouges, que vous évoquez dans votre mail du 9 mai, font partie de cette dernière catégorie d'appareils : ce sont des géophones permettant de mesurer les vibrations.

Maryse LAROZE
Direction de la Communication

Évacuation des eaux de pluie

Quant au passage piétons de la rue des Francs Bourgeois et les quais, il est resté pendant plusieurs mois difficilement franchissable lors des fortes pluies de l'hiver et du printemps... sans parler des voitures garées là et gênant le passage ("...car c'est un passage pour piétons là ? Oui, madame..."), ni de la pauvre grille métallique - un caillebotis !?- posé là en guise de rampe pour monter sur le trottoir pour les personnes à mobilité réduite (et donc sous l'eau comme on le voit sur la photo)...

Le passage piétons de la rue des Francs Bourgeois et les quais - Jeudi 1er Mai - Photo Erwan Corre

Évidemment, j'ai signalé le problème à la SEMTCAR...
- Concernant enfin l'état du passage piétons (votre mail du 2 mai) au bout de la rue des Francs Bourgeois, des travaux sont programmés à partir de mercredi prochain 15 mai qui permettront de créer une nouvelle grille d'engouffrement des eaux pluviales. En attendant, des caillebotis ont été mis en œuvre de façon provisoire, malheureusement déjà détériorés par le stationnement des véhicules.

Maryse LAROZE
Direction de la Communication

Ce qui, là, fut fait effectivement... Mais encore a-t-il fallu se plaindre pour se faire entendre...


Concernant la simple décoration, sur la place...

On se souvient de l'apparition des arbres en bac début juin... Mais, plus que pour faire joli, et occuper à sa manière l'espace, c'était une tentative pour limiter le stationnement sauvage devant l'église Saint-Germain. Anecdotique...

Les arbres en bac devant l'église Saint-Germain - 2 juin 2014 - Photo Erwan Corre

Puis, mi-juin, une tentative, plus que burlesque, pour décorer la palissade du chantier lui-même par l'apposition d'autocollants "décoratifs"...

Des vagues, des ronds, des traits noirs faisant vaguement penser au Gwen-ha-du... Deux jours de travail pour deux employés de la Mairie...

A quoi bon ?

La décoration de la palissades du chantier du métro de Rennes sur la place Saint-Germain La décoration de la palissades du chantier du métro de Rennes sur la place Saint-Germain
Les panneaux d'informations devant le bar le Saint-Germain - 14 juin 2014 - Photo Erwan Corre
Enfin si, il y a eu aussi l'installation des panneaux d'informations sur le chantier en cours...

Seulement maintenant ?


Les panneaux qui racontent l'histoire de la Place Saint-Germain...

La pose de panneau retraçant brillamment l'histoire de la Place et les dégâts occasionnés par les bombardements alliés pendant la dernière guerre sont une initiative plus heureuse. Huit panneaux à venir voir et lire pour connaître une partie de l'âme de la place...

SAINT-GERMAIN ou la mémoire enfouie d'un quartier Un lointain passé...

Le quartier Saint-Germain au début du XXème siècle Le bombardement de 1944

Une reconstruction qui tarde 1953, une nouvelle place

Archéologie : du moyen-âge... Archéologie : à l'époque contemporaine...


OK, ça c'est super ! 18/20 !





Les artistes peuvent s'exprimer sur les murs...

On se félicite cependant de l'initiative, qui est généralisée à l'ensemble des chantiers en cours pour la nouvelle ligne de métro de Rennes,  de l'intervention d'artistes plasticiens pour égayer les palissades des chantiers...

Fresque murale : "Heol Art - Les Rêves deviennent réalité..." - 24 juin 2014
Fresque murale : "Heol Art - Les Rêves deviennent réalité..." - 24 juin 2014

Là, c'est OK !

Sauf que des fois...

Fresque murale un peu saccagée par les débordements de bétonite du chantiers... 17 juillet 2014


Le stationnement sauvage, rue des Francs Bourgeois...

Là aussi, dès le départ, c'est l'anarchie qui s'est installée lorsque la rue est devenue une impasse...

L'entrée de la rue des Francs Bourgeois - C'est l'anarchie !
L'entrée de la rue des Francs Bourgeois - "Et le piège se referme sur l'automobiliste optimiste"... Photo Erwan Corre


Et, au bout de la rue des Francs Bourgeois - "Tiens, pas de parcmètre..." - Juin 2014 - Photo Erwan Corre

Comme toujours avec les Français, c'est le principe du pas vu pas pris qui s'est imposé rapidement... Il aura, là aussi, fallu attendre le mois de juin pour voir enfin des bites (plus administrativement nommées "potelets") germer sur le trottoir et empêcher enfin les files de voitures garées nonchalamment, empiétant allègrement sur le trottoir (et encore, que sur la côté nord de la rue des Francs Bourgeois)... et même,e pour les plus rusés, la possibilité de se garer tranquille dans le défilé du passage pour piétons (cf. photo ci dessus et le paragraphe ci-dessous...).

La pose des potelets rue des Francs Bourgeois - 18 Juin 2014 - Photo Erwan Corre

Là, c'est en partie OK !


La signalétique pour les piétons... et les voitures !

Par contre, il reste des sujets qui fâchent et la signalétique aux abords de la place reste au cœur du problème...

On se souvient du cafouillage concernant la pose du panneau "Interdit aux piétons" juste devant la passage pour piétons entre la rue des Francs Bourgeois et les quais ("Travaux Place Saint-Germain - Interdit aux piétons"...).

Depuis, il y a donc 2 mois, il ne s'est rien passé, malgré le mail du 19 mai de la SEMTCAR :
Pour ce qui est de la signalétique « accès piétons » au bout de la rue des Francs Bourgeois, nous prenons contact avec l'entreprise aujourd'hui pour qu'un fléchage soit mis en place sur la palissade cette semaine.

Maryse LAROZE
Direction de la Communication

Mais non, depuis, rien... ce qui est véritablement incompréhensible...

Pourquoi ?

Pourquoi ne pas avoir encore installé au bout de la rue des Francs Bourgeois un panneau "Passage piétons : direction Musée et Poste" et, sur le côté des quais, à la droite de l'entrée du chantier, un panneau "Passage piétons : direction Mairie et Parlement de Bretagne" comme demandé depuis plus de quatre mois maintenant à la Mairie et à la SEMTCAR ? Pour nous embêter ou par simple je-m'en-foutisme et donc de ne pas faire ce que l'on est en droit d'attendre de la part de gens qui sont nos élus et qui n'arrêtent pas nous dire "Soyez sûrs que nous mettons tout en œuvre pour limiter au maximum l'impact de ces travaux et que nous restons à votre disposition."

Alors, c'est pour quand ?

Le passage pour les piétons, rue des Francs Bourgeois, toujours sans signalétique le samedi 05 Juillet - Photo Erwan Corre



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Plus d'infos :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Germain_métro_rennais
Le site de Rennes Métropole